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La vie de Béatrice Seillans, cheffe étoilée, bascule lorsque l’on découvre le corps de sa fille Livia dans les décombres d’un immeuble, à Aubagne.

L'influenceuse Végan régnait en Maître sur les réseaux sociaux, face à Daphné, sa principale opposante, Reine de la controverse. Accusée de négligence dans le traitement du logement insalubre, Carole Gassin, adjointe au maire, cherche des réponses…

Certitudes, trahison, suspicion !

D’Aubagne à Porto-Vecchio, chacun va remonter le fil de son passé et découvrir… avec stupeur, l’horrible vérité.

Extrait

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Le Provençal, le 5 novembre 2019. 

 Le bilan définitif fait état de cinq morts. Les corps ont été retrouvés ensevelis dans les décombres du 38 et du 40 de la rue du Garlaban à Aubagne. Dans la nuit de lundi à mardi, l’immeuble situé au 38 s’est effondré comme un château de cartes entraînant des dégâts considérables sur le bâtiment adjacent. On compte parmi les victimes Livia Seillans, une jeune femme de 27 ans, influenceuse star, engagée pour le véganisme...

Depuis ce terrible drame, Carole Gassin, adjointe au maire d’Aubagne, responsable de l’habitat, se retrouve en première ligne. Éreintée, elle partage son temps entre l’appui qu’elle offre à son amie qui vient de perdre sa fille unique, et la cellule de crise mise en place en mairie d’Aubagne, pour gérer les suites de la catastrophe.

La pression est au maximum au sein des services municipaux, car les premiers éléments de l’enquête ont révélé des dysfonctionnements : malgré les alertes, ils n’auraient pas pris les mesures nécessaires.

Accusée d’inertie, Carole doit donc faire face à plusieurs problèmes épineux : les questions de sécurité et d’hygiène, l’urgence du relogement des familles impactées par la catastrophe, mais aussi, le scandale qui couve… on vient de l’informer que l’immeuble était loué par des marchands de sommeil à des personnes sans papier.

Mais le pire restait à venir.

Deux jours après le drame Béatrice avait appris l’atroce vérité, ajoutant encore à sa douleur. En première page de la presse locale, l’article de Carl Parlson, connu pour le sérieux de ses enquêtes dévoilait plusieurs détails :

Rebondissement dans la tragédie de la rue du Garlaban.

L’émotion est immense à Aubagne ce jeudi 7 novembre. On apprend que la cause du décès de Livia Seillans, la célèbre Youtubeuse dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la rue du Garlaban, ne serait pas liée à l’effondrement de l’immeuble insalubre.

Selon des sources proches du dossier, les premières constatations médico-légales laissent à penser que le décès serait d’origine criminelle.

Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour homicide qui viendra compléter celle déclenchée pour déterminer les raisons des effondrements et les responsabilités engagées… 

Le Provençal, 7 novembre 2019. 

La suite de l’article reprenait la suite exhaustive des faits et mettait l’accent sur l’état de vétusté du parc immobilier de la commune. L’auteur accablait la municipalité pour son inaction. Selon lui, le résultat des premières investigations démontrait déjà que le drame était la conséquence d’un grand nombre de manquements majeurs, de la part des élus impliqués. Il pointait du doigt la responsabilité de la Mairie et de l’État, et rappelait que « Le préfet aurait pu mettre en demeure la ville afin qu’elle instruise les dossiers d’insalubrité ». 

***

Anéantie par la tournure des évènements, Béa, accompagnée de Carole, s’était immédiatement rendue à la direction de la police judiciaire de Marseille pour obtenir des explications. Elles avaient été reçues aussitôt par Marc Corfou, le chef de la division criminelle qui semblait gêné, mais compatissant.

— Je suis désolé que la nouvelle vous soit parvenue par la presse. Nous allions vous contacter, mais, avant cela, nous attendions le résultat d’analyses complémentaires.

Puis, il leur avait révélé quelques détails du rapport d’autopsie.

— Ce que l’on peut déjà vous annoncer avec certitude, Madame Seillans, c’est que l’autopsie démontre que votre fille n’est pas décédée des suites de l’effondrement de l’immeuble, comme nous l’avons cru.

— Comment ça ? C’est bien dans les décombres que vous l’avez retrouvée ?

— Oui, mais des preuves scientifiques attestent qu’elle était déjà morte et que…

— Comment ça, elle était déjà morte, mais comment ? Et d’abord, qu’est-ce qu’elle faisait là ?

— Je suis désolé, Madame Seillans, mais tout laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’un décès accidentel, mais plutôt d’un homicide...